• Articles et programmes
  • Méditations
  • Citations
  • Concepts
  • Auteurs
  • Livres domaine public
  • Livres référence
  • Hubs
  • Chronologie
  • Carte
  • Quiz
  • Apprentissages clés
  • À propos
mmmarcus
Articles & programmesMéditationsCitationsConceptsAuteursLivres (domaine public)HubsChronologieCarteQuizApprentissages clésLivres (pour référence)À propos
Changer le thème
Français
English

hello@mmmarcus.com|@mmmarcus|2026

THINKERS

Quotations

Trier par:
|
Ctrl + clic pour multi-sélection|

(735)735 citations

Le feu comme transformation éternelle

Le feu comme transformation éternelle

Lorsque... Héraclite appelle le monde un feu éternellement vivant qui... s’éteint et se rallume, lorsque... tout est échangé contre du feu, et le feu contre tout... il ne peut entendre par là que le feu — cet élément agité, tout-consumant, tout-transformant, et aussi, par sa chaleur, tout-vivifiant — représente de façon vivante et énergique la force constante de l’altération et de la transformation éternelles, la notion même de la vie. ...le feu est le moyen dont se sert la force du mouvement, antérieure à toute matière, pour produire le processus vivant des choses. Héraclite explique ainsi la multiplicité des choses... le feu se condense en éléments matériels : d’abord l’air, puis l’eau, puis la terre. ...Ces deux processus d’extinction et d’embrasement s’alternent en une rotation perpétuelle, et à intervalles réguliers, le monde se résout en feu primitif pour renaître de lui. ...Pour lui, le feu est le principe du mouvement, de la vitalité physique et spirituelle ; l’âme elle-même est une vapeur ignée ; sa puissance et sa perfection dépendent de sa pureté, exempte d’éléments grossiers et ternes.

Albert Schwegler

Manuel d’histoire de la philosophie (1868)

Les trois niveaux d'intelligence.

Les trois niveaux d'intelligence.

Les hommes et les femmes se répartissent en trois classes ou ordres d'intelligence ; on reconnaît la classe la plus basse à leur habitude de toujours parler des personnes ; la suivante à leur habitude de toujours parler des choses ; la plus élevée à leur préférence pour les discussions portant sur les idées.

Henry T. Buckle

Le bonheur vient de la voie droite

Le bonheur vient de la voie droite

Tu peux mener une vie paisible et heureuse si tu suis la voie droite, si tu penses et agis correctement.

Marc Aurèle

Pensées pour moi-même V.34

Il n’y a pas de chemins faciles pour devenir philosophe

Il n’y a pas de chemins faciles pour devenir philosophe

C’est ainsi que certaines gens pour avoir vu un philosophe, pour avoir entendu parler comme parle Euphrate […], veulent aussi être philosophes.Mais, pauvre homme,examine d’abord ce que c’est que d’être philosophe ; ensuite étudie ta propre nature, pour voir si tu es de force.

Tu veux être pentathle ou lutteur ?

Considère tes bras, tes cuisses, examine tes reins. L’un est doué pour une chose, l’autre pour une autre.Crois-tu qu’en te faisant philosophe tu peux manger et boire de la même manière, avoir les mêmes désirs, les mêmes aversions ?Il faut veiller, peiner, te séparer des tiens, t’exposer au mépris d’un petit esclave, aux risées des passants, avoir le dessous partout, en honneurs, en dignités, devant les juges, enfin en toute chose. Pèse bien tout cela. Maintenant si tu tiens à avoir en échange l’impassibilité, la liberté, le calme, c’est bien ; sinon, retire-toi.Ne fais pas comme les enfants ; ne sois pas maintenant philosophe, ensuite percepteur, puis rhéteur, puis procurateur de César. Tout cela ne saurait s’accorder. Il faut que tu sois un, ou vertueux ou vicieux ; il faut cultiver ou ton âme ou les choses du dehors, l’appliquer ou aux choses intérieures ou aux choses extérieures, c’est-à-dire, rester ou philosophe ou non-philosophe.

Epictète

Epictète, Manuel d’Epictète, 29.

De Parménide à Héraclite

De Parménide à Héraclite

Si ni les particules subatomiques ni les espèces organiques ne correspondent aux « entités permanentes » de la métaphysique grecque, qu’est-ce qui, dans le monde réel, le fait ? ...Deux siècles de recherches historiques ont changé la donne. Que l’on s’intéresse à l’histoire sociale ou intellectuelle, à la zoologie évolutive, à la géologie historique ou à l’astronomie — que l’on examine les théories explicatives, les amas stellaires, les sociétés, les cultures, les langues, les disciplines, les espèces organiques ou la Terre elle-même — le verdict n’est pas parménidien, mais héraclitéen. Selon notre compréhension actuelle, rien dans le monde empirique ne possède l’identité permanente et immuable que les philosophes grecs de la nature (à l’exception des Épicuriens) prêtaient aux éléments ultimes de la nature. Si nous voulons formuler des pensées métaphysiques compatibles avec le reste de nos idées contemporaines, nous devons explorer les conséquences d’une approche moderne, post-darwinienne ou « populationnelle », non seulement pour les espèces, mais pour toutes les entités historiques. Face à la question « Comment les entités permanentes conservent-elles leur identité à travers les changements ? », il faut simplement en rejeter la validité. Et lui substituer une autre : « Comment les entités historiques maintiennent-elles leur cohérence et leur continuité malgré les véritables changements qu’elles subissent ? »

Stephen Toulmin

Human Understanding (1972), vol. 1

La continuité par le changement

La continuité par le changement

Considère que, bientôt, tu ne seras plus personne, e part, et qu’aucune des choses que tu vois maintenant n’existera, pas plus que ceux qui vivent actuellement. Car toutes choses sont formées par la nature pour changer, se transformer et périr, afin que d’autres puissent exister dans une succession continue.

Marc Aurèle

Pensées 12.21

Garde la philosophie simple

Garde la philosophie simple

La tâche de la philosophie est simple et modeste. Ne m’entraîne pas dans la grandiloquence.

Marc Aurèle

Pensées pour moi-même IX.29

Le Cosmos libre de Zénon

Le Cosmos libre de Zénon

Le meilleur représentant de la philosophie anarchiste dans la Grèce antique fut Zénon (342–267 ou 270 av. J.-C.), de Kition, fondateur du stoïcisme, qui opposa clairement sa vision d’une communauté libre sans gouvernement à l’utopie étatiste de Platon. Il rejeta l’omnipotence de l’État, son interventionnisme et sa réglementation, et proclama la souveraineté de la loi morale de l’individu — notant déjà que si l’instinct de préservation pousse l’homme à l’égoïsme, la nature lui a donné un correctif : l’instinct de sociabilité. Lorsque les hommes seront raisonnables au point de suivre leurs instincts naturels, ils s’uniront par-delà les frontières et constitueront le Cosmos. Ils n’auront plus besoin ni de tribunaux ni de police, ni de temples ni de culte public, ni même d’argent — les dons gratuits remplaceront les échanges.

Pierre Kropotkine

« Anarchisme », Encyclopædia Britannica (1910), cité dans Anarchism: A Collection of Revolutionary Writings (1927)

Tu fais partie de la nature et de l’humanité

Tu fais partie de la nature et de l’humanité

Que l’univers soit un amas d’atomes ou un ordre, pose d’abord ceci : je suis une partie du tout régi par la nature ; ensuite : je suis lié intimement aux autres parties qui me ressemblent.

Marc Aurèle

Pensées pour moi-même X.6

Désir, aversion et bonheur

Désir, aversion et bonheur

Souviens-toi que ce que le désir déclare qu’il veut, c’est d’obtenir ce qu’il désire, que ce que l’aversion déclare qu’elle ne veut pas, c’est de tomber dans ce qu’elle a en aversion ; et quand on n’obtient pas ce qu’on désire, on n’est pas heureux, quand on tombe dans ce qu’on a en aversion, on est malheureux.Si donc tu n’as d’aversion que pour ce qui est contraire à la nature dans ce qui dépend de toi, tu ne tomberas dans rien de ce que tu as en aversion ; mais si tu as de l’aversion pour la maladie, la mort ou la pauvreté, tu seras malheureux.Cesse donc , de donner pour objet à ton aversion rien de ce qui ne dépend pas de nous, transporte-la sur ce qui est contraire à la nature dans ce qui dépend de nous.Quant au désir, supprime-le absolument pour le moment.En effet, si tu désires quelque chose qui ne dépende pas de nous, infailliblement, tu ne seras pas heureux ; et quant aux choses qui dépendent de nous, qu’il est beau de désirer, il n’en est aucune qui soit encore à ta portée. Borne-toi à tendre vers les choses et à t’en éloigner, mais légèrement, en faisant des réserves, et sans ardeur.

Epictète

Epictète, Manuel d’Epictète, 2.

La vertu suit la nature telle que nous la vivons

La vertu suit la nature telle que nous la vivons

Vivre vertueusement, c’est vivre en accord avec l’expérience que nous avons du cours réel de la nature.

Chrysippe

cité par Diogène Laërce, VII, 182

La force d’agir par soi-même

La force d’agir par soi-même

Travaille volontairement et avec diligence, sans distraction et en étant conscient de l’intérêt commun. … Sois également joyeux, et ne cherche pas d’aide extérieure ni la tranquillité que procurent les autres. Un homme doit alors se tenir debout par lui-même, et non être soutenu par les autres.

Marc Aurèle

Pensées 3.5

Héraclite, feu et énergie

Héraclite, feu et énergie

Chez Héraclite, le devenir occupe la place centrale. Il considérait que ce qui est en mouvement — le feu — est l’élément fondamental. La difficulté de concilier un principe unique avec la diversité infinie des phénomènes se résout par la reconnaissance que la lutte des contraires est une forme d’harmonie. Le monde est à la fois un et multiple ; la « tension des opposés » constitue l’unité du Tout. Il dit : « la guerre est commune à tous, la lutte est justice... toutes choses naissent et périssent par la lutte. » Un Être indifférencié, infini et éternel, ne peut rendre compte de cette diversité. D’où l’opposition entre l’Être et le Devenir, et la solution d’Héraclite : le changement est le principe fondamental — ce « changement impérissable qui renouvelle le monde », comme le disent les poètes. Ce changement n’est pas une cause matérielle, c’est pourquoi il est représenté par le feu, à la fois matière et force motrice. La physique moderne rejoint étonnamment Héraclite, si l’on remplace le « feu » par l’« énergie ». L’énergie est une substance, car sa quantité totale ne varie pas ; les particules élémentaires peuvent en dériver. L’énergie est ce qui meut, la cause première de tout changement, transformable en matière, en chaleur ou en lumière. Le conflit entre opposés chez Héraclite se retrouve dans la tension entre formes d’énergie.

Werner Heisenberg

Physique et philosophie (1958)

Le temps abattra tout

Le temps abattra tout

Car, si tu peux trouver à tes regrets une consolation dans la commune destinée, sache que rien de ce qui est ne doit demeurer en place.

Le temps abattra tout,
emportera tout avec lui,
et se jouera non-seulement des hommes, cette portion si chétive de son capricieux empire, mais des lieux, des contrées entières, des grandes divisions du globe, balayera des montagnes, fera plus loin surgir dans les airs des rochers inconnus, absorbera des mers, déplacera le cours des fleuves, et rompant les communications des peuples, dissoudra les sociétés et la grande famille des humains. Ailleurs il engloutira les villes dans des gouffres béants, ou le sol s’ébranlera pour les renverser : de ses flancs s’exhalera la peste ; l’inondation couvrira les terres habitées ; tout être vivant périra dans le monde submergé ; et une vaste conflagration viendra dévorer et réduire en cendres ce qu’auront épargné les eaux.

Et lorsque l’heure sera venue où la création doit s’éteindre pour se renouveler, elle-même se brisera par ses propres forces ; les astres heurteront les astres ; toute matière s’embrasera, et tous ces grands luminaires, qui brillent dans un si bel ordre, formeront la flamme d’un seul incendie. Nous aussi, âmes fortunées, qui avons pour lot l’éternité, quand il semblera bon à Dieu de refondre cet univers, dans l’immense écroulement, nous-mêmes, faibles débris de plus, nous rentrerons au sein des éléments primordiaux. Heureux ton fils, ô Marcia ! il est déjà initié à ces mystères ! 

Sénèque

Consolation à Marcia, 26

Tu es une impression extérieure et tu n'es pas du tout ce que tu sembles être

Tu es une impression extérieure et tu n'es pas du tout ce que tu sembles être

Aussitôt donc, devant toute imagination pénible, exerce-toi à dire :

Tu es imagination et apparence, ement l’objet que tu parais être.

— Ensuite sonde-la, et juge-la avec les règles que tu possèdes : la première et la principale, c’est de voir s’il s’agit des choses qui dépendent de nous ou de celles qui n’en dépendent pas. S’agit-il de ces dernières, sois prêt à dire : Il n’y a rien là qui me regarde, moi.

Epictète

Manuel, Chapitre 1

Etre riche, c'est vouloir moins

Etre riche, c'est vouloir moins

Qu’importe combien cet homme a dans ses coffres, combien dans ses greniers, ce qu’il engraisse de troupeaux, ce qu’il touche d’intérêts, s’il dévore en espoir le bien d’autrui, s’il suppute non ce qu’il a acquis, mais ce qu’il voudrait acquérir !

« Quelle est la mesure de la richesse ? » diras-tu.

D’abord le nécessaire, ensuite ce dont on se contente.

Sénèque

Sénèque, Lettres à Lucilius, lettre 2 - Des voyages et de la lecture.

Ne pas agir peut aussi être injuste

Ne pas agir peut aussi être injuste

Celui qui omet de faire une chose agit souvent aussi injustement que celui qui la fait.

Marc Aurèle

Pensées pour moi-même IX.5

Transformation

Transformation

Je vois en moi, Lucilius, non seulement une amélioration, mais une transformation.

Sénèque

Sénèque, Lettre à Lucilius, 6.

La peur de la peur

La peur de la peur

De plus, celui qui est craint, craint aussi ; personne n'a pu inspirer la terreur et vivre en paix intérieure.

Sénèque

Lettres à Lucilius, Lettre CV : Faire face au monde avec confiance

Les revers ouvrent parfois la voie à la grandeur

Les revers ouvrent parfois la voie à la grandeur

Bien souvent, un revers a ouvert la voie à une plus grande prospérité. Bien des choses sont tombées pour s’élever ensuite plus haut encore.

Sénèque

Lettres à Lucilius, 91

Distinguer le sain de l’infirme

Distinguer le sain de l’infirme

Nous abattons les chiens enragés ; nous tuons les bœufs sauvages et indomptés ; nous tranchons dans les moutons malades pour éviter qu’ils ne contaminent le troupeau ; nous faisons disparaître à la naissance les petits difformes ; et les enfants, eux aussi, s’ils naissent faibles ou difformes, nous les noyons. Ce n’est pas là l’œuvre de la colère, mais de la raison — pour distinguer le sain de ce qui ne vaut rien.

Sénèque

Essais moraux et politiques

La force par la souffrance

La force par la souffrance

À l'égard des hommes de bien, Dieu a l'esprit d'un père, il leur chérit un amour viril, et il dit : « Qu'ils soient harcelés par l'effort, la souffrance, les pertes, afin qu'ils rassemblent la vraie force. » Les corps devenus gras par la paresse sont faibles, et non seulement le travail, mais même le mouvement et leur propre poids les font s'effondrer. La prospérité intacte ne peut supporter un seul coup ; mais celui qui lutte constamment contre ses maux se durcit par la souffrance ; il ne cède à aucun malheur ; non, même s'il tombe, il combat encore sur ses genoux.

Sénèque

De Providentia (De la Providence), 2.6

Le temps ne reviendra pas

Le temps ne reviendra pas

Un temps t’est imparti ; si tu ne l’utilises pas pour dissiper les nuages de ton esprit, il s’en ira – et toi aussi – sans retour possible.

Marc Aurèle

Pensées pour moi-même II.4

Veiller sur la paix intérieure

Veiller sur la paix intérieure

Tu possèdes, cher Sérénus, des choses qui peuvent protéger la tranquillité, d'autres qui la rétablissent, d'autres encore qui s'opposent aux fuites insidieuses. Mais sache que rien de tout cela n'est suffisant pour celui dont la matière intérieure est faible, si une vigilance constante ne ceint pas l'esprit enclin à glisser.

Sénèque

Dialogues – De la tranquillité de l'âme

Félicite-toi de ce qui est tien

Félicite-toi de ce qui est tien

Nul ne devrait se glorifier que de ce qui lui appartient en propre.

Sénèque

Lettres à Lucilius, Lettre XLI : Du dieu intérieur

Dépouille la peur

Dépouille la peur

Souviens-toi cependant, avant toute chose, de dépouiller les choses de tout ce qui trouble et embrouille, et de voir ce qu’elles sont au fond ; tu comprendras alors qu’elles ne contiennent rien de redoutable, sinon la peur elle-même.

Sénèque

Lettres à Lucilius, Lettre XXIV : Du mépris de la mort

Ce que tu crains n’est peut-être rien

Ce que tu crains n’est peut-être rien

Tu comprendras ainsi que ce que tu crains est soit insignifiant, soit de courte durée.

Sénèque

Lettres à Lucilius, Lettre XXIV : Du mépris de la mort

Nul vent n’aide celui qui n’a pas de cap

Nul vent n’aide celui qui n’a pas de cap

L’archer doit savoir ce qu’il vise ; puis il ajuste son tir avec adresse. Nos projets échouent parce qu’ils n’ont pas de but. Quand un homme ignore dans quel port il souhaite accoster, aucun vent ne lui est favorable. Le hasard domine notre vie parce que nous vivons au hasard. Il en est qui ne savent même pas qu’ils savent certaines choses. Comme celui qui cherche un compagnon qui se trouve pourtant juste à ses côtés, nous oublions souvent que le Bien Suprême est tout proche.

Sénèque

Lettres à Lucilius, Volume II

Concourir dans le bonheur

Concourir dans le bonheur

Apprends à te contenter de peu, et crie avec courage et grandeur d'âme : « Nous avons de l'eau, nous avons de la bouillie ; concourons dans le bonheur avec Jupiter lui-même. »

Sénèque

Lettres à Lucilius, Lettre CX : Des vraies et fausses richesses

L’ivresse dévoile tous les vices

L’ivresse dévoile tous les vices

L’ivresse attise et met à nu tous les vices, supprimant les freins qui brident les élans vers le mal.

Sénèque

Lettres à Lucilius, 83

Le caractère avant la fonction

Le caractère avant la fonction

Je propose de les juger selon leur caractère, non selon leur fonction. Chacun forge son caractère lui-même, tandis que le hasard attribue les fonctions.

Sénèque

Lettres à Lucilius, Lettre XLVII : Du maître et de l'esclave

Épargne celui qui t'a fait tort

Épargne celui qui t'a fait tort

Celui qui t'a fait tort était soit plus fort, soit plus faible que toi. Si plus faible, épargne-le ; si plus fort, épargne-toi.

Sénèque

De Ira (De la colère) ; Livre III, Chapitre V

Nous mourons déjà

Nous mourons déjà

Nous nous trompons lorsque nous regardons la mort comme un événement à venir : la plus grande part de la mort est déjà passée. Toutes les années derrière nous sont entre les mains de la mort.

Sénèque

Lettres à Lucilius, Lettre 1 – Du bon usage du temps

Vis chaque jour comme une vie entière

Vis chaque jour comme une vie entière

Je m'efforce de vivre chaque jour comme s'il s'agissait d'une vie complète.

Sénèque

Lettres à Lucilius, Lettre LXI : Accueillir la mort avec sérénité

Ne pas se laisser emporter par l'impression

Ne pas se laisser emporter par l'impression

Fais donc de ton principal effort de ne pas te laisser emporter par l'impression ; car si tu parviens à gagner du temps et à retarder ta réaction, tu deviendras plus facilement maître de toi-même.

épictète

Manuel, 20

Le pouvoir de l'équanimité

Le pouvoir de l'équanimité

Imagine que la nature nous dit : « Ces choses dont vous vous plaignez sont les mêmes pour tous. Je ne peux rien offrir de plus facile à aucun homme, mais celui qui le souhaite pourra rendre les choses plus faciles pour lui. » De quelle manière ? Par l'équanimité. Tu dois souffrir la douleur, la soif, la faim, et la vieillesse aussi, si un plus long séjour parmi les hommes t'est accordé ; tu dois être malade, et tu dois subir la perte et la mort.

Sénèque

Lettres à Lucilius, Lettre XCI : De la leçon à tirer de l’incendie de Lyon

Sois prêt partout

Sois prêt partout

Tu ne sais pas où la mort t’attend ; sois donc prêt à l’accueillir partout.

Sénèque

Lettres à Lucilius, Lettre XXVI : De la vieillesse et de la mort

Colère et irritabilité

Colère et irritabilité

Ce qu'est la colère a été suffisamment expliqué. La différence entre elle et l'irritabilité est évidente : c'est la même que celle entre un homme ivre et un ivrogne ; entre un homme effrayé et un lâche. Il est possible qu'un homme en colère ne soit pas irascible ; un homme irascible peut parfois ne pas être en colère. Je passerai sous silence les autres variétés de la colère que les Grecs distinguent par divers noms, car notre langue ne possède pas de termes équivalents, bien que nous parlions d'hommes amers, durs, grincheux, frénétiques, bruyants, revêches ou féroces : autant de formes différentes d'irritabilité.

Sénèque

De la colère, à Novatus

Le silence qui prive une mère

Le silence qui prive une mère

Quand nous te quittons et que nous nous rassemblons entre nous, nous parlons librement de ses paroles et de ses actes, en leur accordant le respect qu'ils méritent : en ta présence, un profond silence règne à son sujet, et tu es ainsi privée du plus grand des plaisirs, celui d'entendre les louanges de ton fils — que tu souhaiterais, j'en suis sûr, transmettre à toutes les générations futures, si tu en avais les moyens, quitte à y sacrifier ta propre vie.

Sénèque

À Marcia, Sur la consolation

Tout change

Tout change

Tout change et rien ne reste immobile.

Héraclite

cité par Platon dans le Cratyle, 402a

La joie qui dure

La joie qui dure

La vertu seule procure une joie durable et sereine ; même si un obstacle survient, ce n’est qu’un nuage passager, qui flotte sous le soleil sans jamais l’emporter sur lui.

Sénèque

Lettres à Lucilius, Lettre XXVII

La colère contre notre vraie nature

La colère contre notre vraie nature

L'humanité est née pour l'entraide mutuelle, la colère pour la ruine partagée : la première aime la société, la seconde l'éloignement.

Sénèque

De la colère, à Novatus

L’âme de l’homme vraiment heureux

L’âme de l’homme vraiment heureux

En tout cas, si tu veux clarifier ce genre d’ambiguïtés, enseigne-nous que l’homme heureux n’est pas celui que la foule croit tel — celui dont les coffres débordent de richesses — mais celui dont toutes les possessions sont en son âme, qui est droit et élevé, qui méprise l'inconstance, qui ne voit aucun homme avec lequel il souhaiterait échanger sa place, qui juge les hommes selon leur valeur en tant qu'hommes, qui prend la Nature pour maîtresse, se conformant à ses lois et vivant selon ses commandements, que rien ne peut priver de ses biens, qui transforme le mal en bien, qui juge sans erreur, inébranlable, sans peur, qu'on peut ébranler par la force mais jamais égarer, que la Fortune, même en lançant contre lui ses projectiles les plus meurtriers, peut à la rigueur effleurer — mais jamais blesser.

Sénèque

Lettres à Lucilius, Lettre XLV : Sur les arguties des sophistes

Ce n’est pas difficile — c’est nous qui sommes mous

Ce n’est pas difficile — c’est nous qui sommes mous

Ces actions ne sont pas difficiles en soi ; c'est nous qui sommes mous et flasques.

Sénèque

Lettres à Lucilius, Lettre LXXI : Du souverain bien

Un pilier perdu trop tôt

Un pilier perdu trop tôt

Octavie a perdu Marcellus, en qui à la fois son beau-père et son oncle avaient commencé à placer leur confiance, comptant sur lui pour porter le poids de l'empire — un jeune homme d'une vive intelligence et d'un caractère ferme, frugal et modéré dans ses désirs, au point de mériter une admiration particulière, tant cela était rare chez un être si jeune et si riche. Résistant à la fatigue, ennemi de la mollesse, il était capable de supporter tout fardeau que son oncle choisirait, ou devrais-je dire empilerait, sur ses épaules. Auguste l'avait bien choisi comme fondation, car aucun poids, aussi excessif fût-il, n'aurait pu l'écraser.

Sénèque

À Marcia, Sur la consolation

Humilité

Humilité

Si quelqu’un est capable de me convaincre et de me montrer que je ne pense pas ou n’agis pas correctement, je changerai volontiers ; car je cherche la vérité, laquelle n’a jamais blessé personne. Mais celui qui est blessé, c’est celui qui persiste dans son erreur et son ignorance.

Marc Aurèle

Pensées 6.21

Attends-toi à tout de la Fortune

Attends-toi à tout de la Fortune

En attendant, tiens-toi fermement à cette idée, et serre-la fort : ne cède pas à l'adversité ; ne te fie pas à la prospérité ; garde devant les yeux toute l'étendue du pouvoir de la Fortune, comme si elle allait assurément faire tout ce qu'elle est capable de faire.

Sénèque

Lettres à Lucilius, Lettre LXXVIII : De la puissance de guérison de l'esprit

Le visage visible de la colère

Le visage visible de la colère

Les autres vices peuvent être dissimulés et chéris en secret ; la colère, elle, se manifeste au grand jour et s'affiche sur le visage, et plus elle est grande, plus elle déborde visiblement. Ne vois-tu pas que chez tous les animaux, certains signes apparaissent avant qu'ils ne fassent du mal, et que tout leur corps abandonne son calme habituel pour éveiller sa férocité ? Les sangliers écument et aiguisent leurs dents contre les arbres, les taureaux lancent leurs cornes en l'air et frappent le sol de leurs sabots pour y projeter du sable.

Sénèque

De la colère, à Novatus

Le prix caché des choses gratuites

Le prix caché des choses gratuites

Très souvent, les choses qui ne coûtent rien sont celles qui nous coûtent le plus cher ; je pourrais te montrer quantité d'objets dont la recherche et l'acquisition nous ont arraché la liberté des mains.

Sénèque

Lettres à Lucilius, Lettre XLII : Des valeurs

Agis comme si la mort pouvait survenir à chaque instant

Agis comme si la mort pouvait survenir à chaque instant

Puisque tu peux quitter cette vie à tout instant, règle chacune de tes actions et de tes pensées en conséquence.

Marc Aurèle

Pensées pour moi-même II.11