Comment alors, et de quelle manière, faut-il s’entraîner ? L’être humain n’est ni seulement âme ni seulement corps, mais une synthèse des deux. Il faut donc prendre soin des deux, avec plus de zèle pour la partie supérieure, l’âme, mais sans négliger l’autre. Le corps du philosophe doit être apte à l’action, car les vertus en ont souvent besoin comme d’un outil nécessaire à la vie. Il y a deux types d’entraînement : l’un propre à l’âme, l’autre commun à l’âme et au corps. Ce dernier consiste à s’endurcir au froid, à la chaleur, à la soif, à la faim, aux privations, à l’inconfort, à l’abstinence et à la douleur.
Musonius Rufus, Comment vivre, Discours 6 : De l’entraînement
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