Fragment 159
DémocriteFragmentsFragment 1591 min de lecture
159. Si le corps intentait un procès à l’âme pour toutes les douleurs et les mauvais traitements endurés au cours de la vie, et si j’étais le juge, je condamnerais volontiers l’âme : elle a en partie ruiné le corps par négligence et l’a dissous par l’ivresse, et en partie l’a détruit et déchiré par sa passion pour le plaisir — comme on blâmerait celui qui utilise sans soin un outil ou un récipient défectueux.