Il existe une autre manière de gagner sa vie, qui n'est en rien inférieure à celle-ci — peut-être même conviendrait-il de la juger meilleure pour une personne vigoureuse : vivre du travail de la terre, qu'on possède ou non ses propres champs. Car beaucoup cultivent des terres appartenant à l'État ou à d'autres particuliers, et parviennent pourtant à subvenir non seulement à leurs propres besoins, mais aussi à ceux de leur femme et de leurs enfants. Certains atteignent même une grande prospérité par l'effort de leurs mains. Car la terre rend avec justice et générosité à ceux qui la cultivent : elle restitue bien plus qu'elle n'a reçu, et offre l'abondance à quiconque est prêt à travailler — sans jamais porter atteinte à la dignité de celui qui la sert.