
Universal preconception
Prolepsis
Dans le stoïcisme, le terme prolepsis désigne une préconception inhérente et universelle ou une compréhension instinctive avec laquelle les êtres humains naissent. Ce concept fait référence à la connaissance de base, innée, de certaines vérités fondamentales ou de certains principes moraux qui sont présents dans l'esprit humain avant tout apprentissage par l'expérience. Selon la philosophie stoïcienne, ces idées préconçues ne sont pas acquises par l'expérience sensorielle ou le raisonnement intellectuel, mais sont au contraire naturellement ancrées en nous dès la naissance. Elles constituent les fondements de notre cognition morale et rationnelle et guident notre compréhension de concepts tels que la justice, la bonté et la vertu.
La prolepsis joue un rôle crucial dans l'épistémologie et l'éthique stoïciennes en fournissant une base universelle pour le raisonnement moral. Lorsque les individus rencontrent diverses situations, leur connaissance proleptique préexistante les aide à interpréter et à évaluer ces expériences en fonction des principes inhérents qu'ils ont déjà saisis. Par exemple, lorsqu'un individu est témoin d'un acte de bonté, la préconception de ce qui constitue le « bien » lui permet de reconnaître et d'apprécier cet acte comme vertueux. Cette connaissance innée aide donc les individus à aligner leurs actions sur des vérités morales et à mener une vie en harmonie avec leur nature rationnelle.
En outre, la croyance stoïcienne en la prolepsis souligne l'idée que les humains sont naturellement équipés pour poursuivre la vertu et la raison. En reconnaissant que ces concepts moraux fondamentaux sont universellement présents, le stoïcisme suggère que la poursuite de la vertu n'est pas une question d'apprentissage à partir de sources externes, mais de redécouverte et d'action en accord avec la connaissance innée que chaque personne possède. Cette perspective favorise l'idée que la vie éthique est une extension naturelle de la compréhension inhérente de la vertu et de la justice, renforçant l'objectif stoïcien d'une vie alignée sur la raison et l'ordre naturel.