
Indifférents
Adiaphora
Dans la philosophie stoïcienne, le concept d'indifférents fait référence à des choses qui ne sont ni bonnes ni mauvaises en soi et qui, par conséquent, n'ont pas d'impact direct sur la vertu morale ou le bonheur d'une personne. Les stoïciens pensent que le seul vrai bien est la vertu et le seul vrai mal le vice. Tout le reste, y compris la santé, la richesse, la célébrité et même la vie et la mort, entre dans la catégorie des indifférents.
Selon le point de vue stoïcien, les indifférents ne contribuent pas au caractère moral d'une personne, pas plus qu'ils ne l'affaiblissent. Ce sont des facteurs externes qui échappent à notre contrôle et qui, en tant que tels, ne devraient pas déterminer notre sentiment de bien-être ou notre valeur éthique. Les stoïciens établissent en outre une distinction entre les indifférents préférés et les indifférents non préférés. Les indifférents préférés, tels que la santé, la richesse et les bonnes relations, sont naturellement désirables et généralement propices à une vie rationnelle et ordonnée. Les indifférences non préférés, telles que la maladie, la pauvreté et le déshonneur social, sont naturellement indésirables mais, en elles-mêmes, n'ont toujours pas de signification morale. L'idée clé des stoïciens est que s'il est naturel d'avoir des préférences parmi les indifférents, ces préférences ne doivent pas perturber la paix intérieure ni conduire à l'attachement. Les stoïciens apprennent à aborder les indifférents avec détachement, en comprenant qu'ils n'ont aucune incidence sur le bonheur ou la vertu véritables, que l'on ne trouve que dans l'exercice correct de la raison et la culture du caractère.
Le concept d'indifférents encourage ainsi le stoïcien à aligner sa vie sur la raison, en considérant les événements et les biens extérieurs comme neutres et sans rapport avec son véritable objectif, qui est de mener une vie vertueuse en accord avec la nature.