Pensée 9.38-39
Marc AurèlePenséesLivre 9.38
38. Si cette personne a commis une faute, c’est un mal pour elle ; mais peut-être n’a-t-elle pas commis la faute qu’on lui impute.
39. Ou bien en ce monde tout vient d’une source unique, qui est intelligente, comme en un vaste et unique corps ; et dans ce cas, une partie n’a pas le droit de se plaindre de ce qui se fait en vue du tout ; ou bien, il n’est au monde que des atomes, et il n’y a jamais que leur concours fortuit, ou leur dispersion. Dès lors, pourquoi t’émouvoir et te troubler ? Tu n’as qu’à dire à l’âme qui te gouverne : « Tu es morte ; tu es perdue et détruite ; tu n’es que déception ; tu es à l’état des brutes ; comme elles, tu te réunis en troupes, et tu te repais comme elles. »