Pensée 8.49
Marc AurèlePenséesLivre 8.49
49. Ne t’en dis jamais à toi-même sur les choses plus que ne t’en annoncent les premières impressions. On t’apprend qu’un tel dit du mal de toi ; soit : mais on ne t’apprend pas que tu en sois blessé. Je vois que mon enfant est malade ; oui, je le vois ; mais ce que je ne vois pas, c’est qu’il soit en danger. Sache donc toujours rester ainsi sur les impressions premières ; n’y ajoute rien de ton propre fonds ; et, de cette façon, elles ne sont rien. Ou plutôt ajoutes-y, mais en homme qui connaît de reste tous les accidents dont ce monde est le théâtre.