Pensée 8.17
Marc AurèlePenséesLivre 8.17
17. Si la chose ne dépend que de toi, alors pourquoi la faire ? Si elle dépend d’autrui, à qui vas-tu t’en prendre ? Est-ce aux atomes ou aux Dieux ? De part et d’autre, ce serait une égale erreur. N’accuse donc personne. Si tu le peux, corrige celui qui a commis la faute ; si tu ne le peux pas, corrige du moins la chose ; et si tu ne peux pas même cela, à quoi te servirait-il de te fâcher ? C’est qu’en effet il ne faut jamais rien faire en pure perte.