Pensée 3.8-9
8. Dans un cœur qui a su se dominer et se rendre pur, on ne trouverait rien qui sentît la corruption, la souillure ou la saleté du vice. Jamais non plus dans un tel homme le destin ne peut surprendre la vie en un état incomplet, comme le serait le cas d’un tragédien sortant de la scène avant la fin de son rôle et le dénouement du drame. Jamais vous ne trouveriez non plus en lui rien qui sente la servilité, l’affectation, la dépendance, l’embarras, la discorde intérieure, et le sentiment de la faute, qui a besoin de se défendre ou de se cacher.
9. Respecte en toi-même la force qui te permet de bien comprendre les choses ; car tout est là, afin que jamais en toi l’entendement ne vienne à être en contradiction avec la nature, qui est ton souverain guide, et avec le développement régulier de l’être doué de raison. Or la nature te recommande la circonspection la plus attentive, l’amour des hommes, et la soumission aux Dieux.