Pensée 12.32
Marc AurèlePenséesLivre 12.32
32. Quelle infime parcelle chacun des êtres n’ont-ils pas reçue dans la durée du temps insondable et infini ! En un instant, ils disparaissent engloutis dans l’éternité. Quelle parcelle infime de la substance totale ! Quelle parcelle infime de l’âme universelle ! Quelle misérable portion du globe entier n’est pas la motte de terre où tu es condamné à ramper ! En pesant tout cela dans ton cœur, comprends qu’il n’est au monde rien de grand, si ce n’est d’agir comme le veut ta nature particulière et d’accepter ce que produit la commune nature.