Pensée 12.25-26
25. Mets de côté l’idée que tu te fais des choses, et te voilà sauvé. Et qui peut t’empêcher encore de la mettre de côté ?
26. Quand tu ressens de la peine à supporter ce qui t’arrive, c’est que tu oublies que tout sans exception se produit selon les lois de la nature universelle ; que la faute est ailleurs qu’en elle ; tu oublies en outre que ce qui se passe aujourd’hui s’est toujours passé comme tu le vois, se passera toujours de même, se passe ainsi partout à cette heure ; tu oublies que l’homme est uni à tout le genre humain par une parenté étroite, qui ne vient pas d’une communauté de sang et de race, mais d’une communauté d’intelligence. C’est que tu ne penses pas non plus que l’intelligence en chacun de nous est Dieu, de qui nous sommes tous sortis ; que rien n’appartient en propre à quelque être que ce soit, et que c’est de Dieu que nous viennent, et notre enfant, et notre corps, et notre âme ; que les choses ne sont que ce que les font nos idées ; et enfin que chacun de nous ne vit absolument que dans le moment présent, et que c’est ce présent seul que nous pouvons perdre.