Pensée 11.3
Marc AurèlePenséesLivre 11.3
3. Que doit être l’âme qui sait être toute prête au moment où, nécessairement délivré du corps, notre être doit enfin s’éteindre, ou se disperser, ou subsister éternellement ? Quand je dis que l’âme est prête, j’entends que cette fermeté doit venir de notre propre jugement, et sans être la suite d’une injonction étrangère, comme pour les Chrétiens ; il faut que ce soit un acte réfléchi, grave et assez sérieux pour provoquer l’imitation et la foi des autres, sans aucune prétention dramatique.