Pensée 10.29-30
Marc AurèlePenséesLivre 10.29
29. À chacun des actes que tu accomplis, demande-toi si la mort te semble plus particulièrement affreuse, parce qu’elle doit te priver de l’objet qui t’occupe.
30. Lorsque tu t’offusques de la faute de quelqu’un, fais un retour sur toi-même, et pense un peu aux fautes analogues que, toi aussi, tu commets ; par exemple, quand tu fais trop de cas de l’argent, du plaisir, de la vaine gloire, et de tant d’autres objets, qui ne valent pas mieux. Si tu t’attaches à cette réflexion, tu auras bien vite oublié ton irritation, et tu te diras : « Il y était forcé ; que pouvait-il faire ? » Ou bien même, si tu le peux, fais disparaître la contrainte que le malheureux subit.