Comment et de quelle manière doivent-ils recevoir cette formation ?Puisque l'être humain n'est ni une âme seule, ni un corps seul, mais une sorte de synthèse des deux, la personne en apprentissage doit prendre soin des deux, de la meilleure partie, l'âme, avec plus de ferveur, comme il se doit, mais aussi de l'autre, si l'on ne veut pas qu'il manque d'une partie quelconque de ce qui constitue l'homme.Il est évident que le corps du philosophe doit être bien préparé à l'activité physique, car les vertus s'en servent souvent comme d'un instrument nécessaire aux affaires de la vie. Or, il y a deux sortes d'entraînement, l'un qui convient à l'âme seule, l'autre qui est commun à l'âme et au corps. Nous utilisons l'entraînement commun aux deux lorsque nous nous disciplinons au froid, à la chaleur, à la soif, à la faim, aux rations limitées, aux lits durs, à l'évitement des plaisirs et à la patience dans la souffrance.