Tempérance – sōphrosynē – σωφροσύνη
Après la sagesse, la justice et le courage, la tempérance vient refermer le cercle. Une sorte d’équilibre intérieur. Elle empêche que ton courage ne se transforme en témérité, que ta justice ne devienne dureté, que ta sagesse ne vire à l’arrogance. C’est l’art de la mesure, du juste dosage. Elle protège ton harmonie intérieure. Tout est question de curseur, de juste milieu, d’équilibre. Et l’équilibre c’est beau non ? un juste poids, une symétrie. Parfois le chaos est beau également, mais le plus souvent l’équilibre apporte le plus de satisfaction.
C’est la force tranquille qui te permet de rester libre. Libre face aux excès, libre face aux pulsions, libre face à toi-même.
Voilà 10 visages de la tempérance, discrets, puissants, et terriblement nécessaires.
– C’est ne pas reprendre une deuxième assiette… même si elle
est là, et qu’elle te fait de l’œil.
Parce que tu sais que ton corps a déjà ce qu’il lui faut.
– C’est sortir de cette soirée alors que tout le monde reste.
Non pas par peur, mais parce que tu t’es écouté, et que ton énergie a besoin de
calme.
– C’est poser ton téléphone alors que ton pouce défile tout
seul.
Et revenir à ce que tu avais décidé de faire, même si c’est moins séduisant sur
le moment.
– C’est refuser ce petit commentaire blessant qui t’est monté
à la gorge.
Parce que tu sais que ça soulagerait ton ego, mais que ça n’aiderait personne.
– C’est ne pas te jeter sur l’achat impulsif qui te promet du
bonheur instantané.
Et te rappeler que la joie ne s’achète pas en 3 clics.
– C’est résister à l’envie de combler chaque vide par du
bruit.
Et choisir le silence, même s’il te met face à toi-même.
C’est te coucher à l’heure, même si une autre série
t’appelle.
Parce que tu honores ton sommeil comme un engagement envers demain.
– C’est te réjouir d’une joie simple, sans chercher à la
maximiser.
Juste en la vivant, sans l’étirer, sans la poster.
– C’est ralentir ta parole, ton geste, ton jugement.
Non pas pour freiner la vie, mais pour l’habiter pleinement.
– C’est comprendre que ce n’est pas l’abondance qui t’élève,
mais la maîtrise.
Et que parfois, le plus beau luxe, c’est de pouvoir dire : « non merci ».
