
À l’image d’un rocher que les vagues ne parviennent pas à ébranler, ce texte montre comment la véritable résilience naît de la fidélité à ta nature.
{{username}},
imagine-toi comme un rocher au bord de l'océan.
Autour de toi, les vagues s'abattent avec force, projetant leur écume. Le vent souffle et te fait plisser les yeux, l’eau ruisselle sur ton visage, mais toi, toi {{username}}, tu restes
immobile, ancré.
Imperturbable.
C'est l'image que Marc Aurèle nous offre pour illustrer la stabilité et la résilience auxquelles tu dois faire face aux épreuves de la vie ; mais pas seulement dans le but de montrer de par ta résistance et ton attitude imperturbable ta force de caractère, cela va plus loin. Cette image que Marc Aurèle utilise est bien une invitation à reconnaître et à réinterpréter ses expériences sous l’angle de l’acceptation d’une volonté qui est plus grande que toi : celle de la volonté de la Raison Universelle, dans cette vision cosmique du stoïcisme ; cette vision d’un ordre supérieur régenteur qui est au stoïcisme ce qu’est la providence aux théologies plus traditionnelles et aux religions.
Comme un rocher face à l'océan, nous sommes invités à rester fermes non par obstination aveugle, mais parce que nous sommes alignés avec la logique universelle, une logique qui transcende nos désirs et aversions personnels.
~
« Se rendre ferme comme le roc que les vagues ne cessent de battre.
Il demeure immobile, et l’écume de l’onde tourbillonne à ses pieds.
— « Ah ! quel malheur pour moi, dis-tu, que cet accident me soit arrivé !
— Tu te trompes ;
et il faut dire : “Je suis bien heureux, malgré ce qui m’arrive, de rester à l’abri de tout chagrin, ne me sentant, ni blessé par le présent, ni anxieux de l’avenir.”
Cet accident en effet pouvait arriver à tout le monde ; mais tout le monde n’aurait pas reçu le coup avec la même impassibilité que toi.
Pourquoi donc tel événement passe-t-il pour un malheur plutôt que tel autre pour un bonheur ?
Mais peux-tu réellement appeler un malheur pour l’homme ce qui ne fait point déchoir en quoi que ce soit la nature de l’homme ?
Or, crois-tu qu’il y ait une vraie déchéance de la nature humaine, là où il n’est rien qui soit contraire au vœu de cette nature ?
Et quoi ! tu connais précisément ce qu’est ce vœu ; et tu croirais que cet accident qui t’arrive peut t’empêcher d’être juste, magnanime, sage, réfléchi, circonspect, sincère, modeste, libre, et d’avoir toutes ces autres qualités qui suffisent pour que la nature de l’homme conserve tous ses caractères propres !
Quant au reste, souviens-toi, dans toute circonstance qui peut provoquer ta tristesse, de recourir à cette utile maxime : “Non seulement l’accident qui m’est survenu n’est point un malheur ; mais de plus, c’est un bonheur véritable, si je sais le supporter avec un généreux courage. ” »
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Chaque défi, chaque « vague » que la vie nous lance,
est une opportunité d'affiner notre alignement avec cette Raison Universelle.
Plutôt que de lutter contre ces vagues avec frustration ou désespoir, tu peux les accueillir comme des forces qui, tout en testant notre intégrité, nous polissent et nous sculptent,
nous rapprochant ainsi de la forme la plus pure et la plus noble que nous sommes destinés à prendre.