{{username}}, imagine-toi à un carrefour où deux chemins s'ouvrent devant toi : l'un, large et bondé, suivi par la majorité, et l'autre, moins emprunté :
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« [...] ici le chemin le plus emprunté, le plus fréquenté est aussi celui le plus trompeur. Ainsi, par-dessus tout, gardons-nous de suivre en stupide bétail la tête du troupeau, et de nous diriger
où l’on va plutôt qu’où l’on doit aller.
Or rien ne nous jette en d’inextricables misères que de nous laisser guider par l'opinion publique,
regardant comme le mieux ce que la foule applaudit et adopte, ce dont on voit le plus d’exemples, et vivant non pas d’après la raison, mais d’après autrui.
De là ce vaste entassement d’hommes qui se renversent les uns sur les autres.
Comme en une déroute générale où, les masses se refoulant sur elles-mêmes, nul ne tombe sans faire tomber quelque autre avec lui ; les premiers entraînent la perte de ceux qui suivent ; de même dans tous les rangs de la vie nul ne s’égare pour soi seul : on est aussi la cause, on est l’auteur de l’égarement des autres.
Car il n’est pas bon de suivre aveuglément ceux qui nous précèdent ; et comme chacun préfère mieux croire plutôt que de juger par lui-même, il en va de même pour la vie : jamais on ne juge, on croit toujours : ainsi, l'erreur se propage de personne en personne, nous trompe et nous entraîne dans sa chute, et nous finissons par périr, victimes de l'exemple. Nous serons guéris à condition de nous éloigner de la masse ; car tel est le peuple : il résiste à la raison et défend les maux qui le détruisent. »
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Il est facile de se laisser porter par le courant, d’applaudir ce que la foule applaudit, de suivre ce que tout le monde fait, sans jamais s'arrêter pour penser par soi-même. Mais voilà le piège, {{username}} : quand tu suis aveuglément, tu ne te rends pas compte que tu pourrais être aussi la cause de l'égarement des autres. C’est une réaction en chaîne – un domino où chaque pièce entraîne l'autre dans sa chute. Ce n'est pas seulement ta chute que tu risques, mais tu contribues aussi à celle des autres.
Et alors, que faire ?
Prendre du recul.
Mettre en œuvre ton esprit critique.
T’éloigner de la masse.
Ecouter ta raison, ton intellect.
Et te dire : « Est-ce vraiment le chemin que je veux suivre ? »
