Heinrich Hertz, est l’une des grandes figures historiques de la physique.
Hertz a été le premier à confirmer expérimentalement les théories de James Clerk Maxwell. À l'âge de 30 ans, en 1887, il fit cette découverte révolutionnaire qui allait immortaliser son nom ; c’est en son honneur que fut nommé l’unité international des ondes électromagnétiques : « hertz ».
Tragiquement, la vie de Hertz a été écourtée par une grave maladie. Il souffrait d'une septicémie qui l'a conduit à une mort prématurée. Lors de la dernière conférence qu'il donna à l'université de Bonn en 1893, il s’adressa à ses étudiants :
« S'il m'arrivait quelque chose » - dit-il -
« vous ne devriez pas vous affliger, mais vous réjouir du fait que je serai alors l'un des élus qui ne vivent que peu de temps, mais suffisamment. Je n'ai pas souhaité ce destin, mais je dois me contenter de ce qui m'est donné. Si j'avais eu le choix, je l'aurais peut-être fait moi-même. »
Le 1er janvier 1894, Heinrich Hertz meurt.
Il n'avait que 36 ans à l'époque.
Dans cette dernière conférence qu’il donna, Hertz témoigna d’une acceptation stoïque de son destin, acceptation qui consiste à embrasser son sort avec courage et tranquillité.
Hertz reconnu que sa vie était courte, mais qu'elle était suffisante pour apporter des contributions significatives à la science et pour vivre pleinement le temps qui lui était imparti. Ainsi, de par ses mots, il se fit l’écho du cœur de la philosophie stoïcienne : la vie ne doit pas être considérée comme un nombre d'années, mais comme une occasion d'exercer une influence, et de se réaliser.
Sa volonté d'accepter la mort,
sans peur ni regret,
évoque magnifiquement ce thème central du stoïcisme : une vie bien vécue ne se définit pas par sa durée, mais par sa contribution au bien commun, et le sentiment d’avoir œuvré au mieux de ses capacité pendant le temps qui nous a été accordé.
