
Ni la validation de tes actions ou de tes pensées auprès des autres.
Marc Aurèle, bien qu’empereur n’en demeurait pas moins une personne d’une grande noblesse d’âme, d’une grande humilité :
« Serait-ce par hasard la vaine opinion des hommes qui t’agite et te déchire ?
Alors regarde un peu l’oubli rapide de toutes choses, l’abîme du temps pris dans les deux sens, l’inanité de ce bruit et de cet écho, la mobilité et l’incompétence des juges, qui semblent t’applaudir, et l’exiguïté du lieu où la renommée se renferme.
La terre entière n’est qu’un point, et la partie que nous habitons n’en est que le coin le plus étroit. Là même, ceux qui entonneront tes louanges, combien sont-ils et quels sont-ils encore ? » 1
Dans un même esprit d’objectivité, il poursuit plus loin :
« Tu es bien près de tout oublier ; et tout est bien près de te rendre un égal oubli. » 2
Et encore plus loin dans ses Pensées :
« Il ne s’écoulera pas beaucoup de temps encore pour que toi-même tu ne sois absolument rien, non plus que chacune de ces choses que tu vois présentement, non plus que chacun de ceux qui présentement vivent avec toi. » 3
Les honneurs,
la renommée,
les louanges.
Tant de validations que ton âme attend pour qu’elle se sente valable et digne d’existence. Inconsciemment. Lorsqu’une personne utilise ton prénom suivi d’une marque d’approbation, de félicitation ou même de respect ; cela te fait te sentir bien n’est-ce pas ?
Cela fait partie des relations humaines, des échanges.
Pour autant ne recherche pas la validation de tes actions ou de tes pensées par les autres.
Quand tu laisses illusionné par l’agréable sensation d’être apprécié, c’est ton estime personnelle que tu mets entre leurs mains. Or il n’y a que toi qui peux te juger. Toi seul connais ta propre valeur et peux juger d’être digne ou non d’une reconnaissance.
Plus encore, être en attente de l’approbation des autres, c’est dans son essence même, être dépendant d’une chose qui est extérieure à toi, qui ne dépend pas de toi. Et cela {{username}} tu le sais, revient à laisser ton bien-être entre les mains de quelqu’un d’autre, alors que ce bien-être-là, ne doit être selon notre pensée stoïque, uniquement dépendant de ce que tu contrôle : tes actions et tes pensées.
Cette reconnaissance, tu dois la chercher uniquement en toi-même,
te l’accorder, et ne pas attendre qu’on te l’accorde.
Soit fier d’avoir fourni tout l’effort nécessaire à l’accomplissement d’une chose. C’est parce que tu as le sentiment d’avoir donné le meilleur de toi-même que tu peux te sentir digne de reconnaissance, parce toi seul a conscience de l’effort qui a été fourni, toi seul sait les difficultés auxquelles tu as fait face et que tu as dû surmonter.
Qu’importe la renommée lorsque tu jouis intérieurement de ce sentiment d’accomplissement. Un accomplissement dénué de toute vanité. Juste savoir que tu as fait ce que tu pouvais de mieux. Que tu aies atteint une position importante dans ta vie professionnelle, que ton partenaire soit attirant et séduisant, que sur ton compte en banque s’alignent les zéros, que tu aies gagné un prix qui témoigne de ton intelligence, que tu aies visité des endroits que personne ne sais même positionner sur une carte ; de toutes ces choses-là, ne te vente pas, ne cherche pas le regard admiratif ou pire encore, envieux, de ceux qui croisent ton chemin, des amis de toujours comme des rencontres d’un soir.
Vois ce que tu as accomplis dans leur plus simple expression,
dépourvu de tout jugement de valeur.
Tu es riche ? Bien. Reste humble.
Tu es beau ? Bien. Reste humble.
Tu es intelligent ? Bien. Reste humble.
Tu es heureux ? Bien. Reste humble.
Ce que tu as aujourd’hui, demain peut disparaître. N’alimente pas ce sentiment de supériorité qui n’est qu’illusion.
Regarde plus haut, d’autres ont accompli bien plus que toi.
Regarde plus bas, d’autres connaissent bien mieux le bonheur que toi-même sans ces apparats.