Je t’ai parlé précédemment d’espoir.
De t’y accrocher en certaines circonstances,
mais il en est d’autres …
Aujourd’hui j’ai envie de te dire plus que jamais, au-delà des références aux anciens, de laisser les grands problèmes de ta vie qui te troublent et sur lesquelles tu n’as aucune emprise, s’envoler,
de les laisser s’évanouir,
disparaître,
s’éloigner au loin sans ne jamais espérer à les revoir un jour.
Vois-tu parfois dans la vie, nous nous accrochons aux choses, et c’est l’enseignement numéro un de la philosophie stoïcienne que de pas s’y attacher. Pourtant, l’œuvre est compliquée. Un amoureux que l’on ne parvient pas à oublier ou un espoir perdu à jamais nous affectent parfois même plus que la pure douleur physique.
On te dit de te faire face, mais c’est comme si l’on disait à quelqu’un qui a perdu ses jambes d’aller marcher un peu dehors.
Tu vas resasser ces choses-là, encore et encore, comme embarqué malgré toi sur une autoroute de la mélancolie. Tu continues encore et encore à rouler droit devant toi, le regard hagard en te représentant parfois enfin cette destination finale, celle du bonheur. Celle où l’espoir que tu entretenais se transforme enfin en réalité, là où cette course lente, douloureuse et se termine enfin, là où le but ultime te parvient enfin.
Cette destination finale que tu entrevois parfois te procure un doux instant de bonheur éphémère, comme un répit de bien-être fabriqué à la hâte entre deux étapes.
Dans l’esprit des stoïciens antiques qui nous guident,
il faut que tu sois prêt à dire au revoir. Pour de bon.
A abandonner l’idée que.
A te dire vraiment, sincèrement, qu’au fond toi, une page se tourne.
Et que quand cette page sera tournée, enfin tu retrouveras ta vraie liberté.
Une liberté qui n’est plus encombrée de pensées parasites qui viennent assombrir ton esprit.
Et passe à autre chose.
Continue d’œuvrer, toujours,
mais uniquement sur ce que tu peux contrôler.
Et te voilà maintenant,
enfin,
mentalement,
émotionnellement,
l_i_b_r_e_.
