Combien de fois t’es-tu comparé à un ami ou des collègues sur la base d'un de ses traits qui te fait secrètement envie, sa richesse, son succès professionnel ? Dans les cours d’université, ce type d'autoévaluation est appelée « comparaison sociale ».
Ce processus n’est pour la plupart du temps, pas volontaire. Il se passé à ton issu, c’est une « comparaison implicite » 1, un automatisme déclenché dans ton cerveau malgré toi et qui vient repositionner le curseur interne de ton estime de soi.
Si tu perçois ton ou ta collègue absolument sublime et brillant.e se faire féliciter par le patron, deux choses peuvent se passer dans ton cerveau :
Dans cette comparaison nommée « ascendante » 2, où tu te compares à une personne qui fait mieux que toi, alors soit :
__> cela te motive pour faire mieux. Good !!
___> cela te déprime. Dit autrement, ton estime de soi s’effondre et tu te sens inférieur, parfois même une grosse m*rde, parfois même tu te dis que tu as raté ta vie.
C’est là que le vieux sage stoïcien qu’est Epictète, avec ses mots simples mais profonds, te rappelle une chose essentielle :
la vraie bataille,
celle que tu es assuré de gagner,
se trouve en toi.
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« Tu deviens inébranlable si tu choisis de t'engager uniquement dans des batailles que tu es sûr de gagner.
Fais attention à ne pas envier quelqu'un pour son succès, son pouvoir ou sa prospérité, te laissant emporter par l'illusion que cela fait de lui une personne heureuse. Si le véritable bien découle de ce qui est sous notre contrôle, alors ni l'envie ni la jalousie n'ont leur place. Tu ne désireras pas devenir général, gouverneur, ou consul, mais plutôt être libre. La liberté ne s'atteint que par le détachement vis-à-vis de ce qui échappe à notre contrôle. »
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Imagine un instant que la vie soit un grand théâtre.
Autour de toi,
des acteurs jouent leurs rôles,
certains arborant l’accoutrement brillant reflet de leur succès, de leur pouvoir, de leur prospérité. Il est facile, depuis les coulisses de ton existence, d'envier ces embellissements, de croire qu'ils sont ton billet d'entrée pour le bonheur.
Voilà ce que nous enseigne celui qui a contemplé l'essence même de la vie, celui qui a pénétré les coulisses où se jouent les tragédies et les comédies humaines. Il te murmure, avec la sagesse de ceux qui ont déchiffré les énigmes de l'existence : « Regarde bien, ce que tu envies n'est souvent qu'illusion. » Ces succès éblouissants, ces trônes sur lesquels certains semblent régner, ne sont parfois que des mirages, des parures mal façonnées qui dissimulent parfois bien mal le vide ou le tumulte intérieur.
N'est-ce pas étrange de constater que derrière les sourires de façade, derrière ces images de perfection que certains projettent,
se cachent bien souvent des cœurs tourmentés,
des esprits en quête de sens ?
Sans souhaiter le malheur d'autrui pour te valoriser, il convient de reconnaître que ces éclats de gloire que nous envions tant peuvent être les voiles d'une réalité bien plus complexe, bien plus humaine. Derrière chaque réussite que nous idolâtrons, il y a un chemin semé d'embûches, de doutes, peut-être même de sacrifices que toi, moi, nous ne sommes pas prêts à faire.
Le vrai bonheur, ce n’est donc pas le bonheur que tu crois constater chez les autres. Le vrai bonheur, c’est la liberté, c'est de jouer ton propre rôle, selon tes règles.
Cette liberté-là,
C’est se détacher de l’opinion que tu te fais de untel ou untel.
C’est au fond de toi, si tu es honnête, un peu de jalousie que tu ressens parfois, n’est-ce pas ? Cette jalousie, tu sais, qui a la fâcheuse tendance à obscurcir ton jugement, à te faire croire que le bonheur est une coupe de champagne que d'autres boivent sous tes yeux, te laissant assoiffés.
L'envie, la jalousie, ces sentiments qui nous tirent vers le bas, naissent lorsque nous fixons notre regard sur le chemin des autres, oubliant que notre propre parcours peut être tout aussi riche et satisfaisant, même s'il est moins visible.
— Mais mmmarcus, est-ce que cela signifie que je ne dois pas avoir d'ambitions, que je dois renoncer à mes rêves ?
pourrais-tu demander, le front plissé par le doute.
Loin de là, {{username}}. Ce que le stoïcisme nous enseigne, c'est de poursuivre tes ambitions avec sagesse, en se concentrant uniquement sur tes actions, nos efforts, ce qui est réellement en ton pouvoir.
La victoire la plus agréable est celle que tu remportes sur tes propres termes.
La prochaine fois que tu te surprendras à envier le succès d'un autre,
souviens-toi de ce théâtre et demande-toi :
quel rôle veux-tu jouer ?
Veux-tu être un figurant dans l'histoire de quelqu'un d'autre, ou l'acteur principal de ta propre vie ?
La vraie liberté, la vraie sérénité, vient de cette compréhension que le succès le plus précieux est celui que tu définis pour toi-même, en harmonie avec tes valeurs, tes aspirations, loin du tumulte et des projecteurs.
On se retrouve dans le prochain article mon ami.
