
Consentir à tout ce qui t’arrive, à aimer le destin même dans ses manifestations le plus repoussantes.
Amor fati.
Tu as certainement entendu ces deux mots {{username}}.
Ils ne proviennent pas de la Grèce antique, puisque que ce sont deux mots latin, formulé par Nietzche, et ils sont parfois à tort attribué au stoïcisme. Si tu me permets une disgression académique {{username}}, le consentement au destin des stoïciens pour sa part vise à l’alignement avec une entité régulatrice supérieure (le Tout), là où le consentement au destin de Nietzche est un « oui » donné au caractère irrationnel, chaotique, cruel de du monde, et son éternel recommencement : le Retour éternel. C’est le terreau de la Volonté de Puissance de l’Homme. 1
Qu’elle que soit la raison qui te pousse à accepter ce destin, celle des stoïciens (un schéma directeur suprême et transcendantal) ou celle de Nietzche (le monde est un chaos), la solution pour l’Homme, toi, est la même : consentir à tout ce qui t’arrive, à aimer le destin même dans ses manifestations le plus repoussantes.
Tu aimes le destin parce que tu acceptes la volonté du Tout
Tu aimes le destin parce que tu comprends que ce qui t’arrive de « mauvais » est en réalité une erreur de jugement de ta part, est externe à toi, et donc, en tant que tel, un indifférent.
Marc Aurèle le formule en ces mots :
« Partout et constamment, il dépend de toi de te complaire avec piété dans les présentes conjonctions des évènements ». 2
Amor fati, est une expression forte de par sa simplicité, sa phonétique, son caractère intemporel presque divin.
Rappelle t’en quand des évènements durs se présentent à toi.
Pour autant,
il te faut réguler ta perception d’Amor Fati.
Veille à ce que ton consentement au destin ne se transforme pas en une forme de toxicité positive, par laquelle tu te forcerais à tout voir sous un jour heureux. Les émotions négative existent belle et bien, nous en avons parlé ensemble dans un texte précédant. Les supprimer sans les comprendre produirait à terme l’effet d’un geyser sous pression ; derrière une apparence semi-tranquille, quelque chose couve. Sous la surface, la pression monte doucement, toujours imperceptible de l’extérieur ; jusqu’à que ce que, à cran, le geyser perce la terre et jaillisse de toute sa puissance.
Dès l’article prochain, nous aborderons la troisième et dernière partie du programme. C’est une forme de sortie en douceur, dans laquelle je m’éloigne des aspects théoriques de la pratique stoïcienne pour revenir sur la transformation opérée, celle de t’amener un peu plus chaque jour vers le stage stoïcien que tu es en train de devenir.