
Aimer les autres, c'est aussi s'aimer soi-même.
Il est dans ta nature humaine que d’aimer autrui.
Sénèque l’expliquait à Lucilius dans une de ses Lettres :
« Voici une seconde question : comment faut-il agir avec les hommes ? Qu’y répondons-nous, et quels sont nos préceptes ? […]
Nous lui prescrivons de tendre la main au naufragé, de montrer la route à l’homme qui s’égare, de partager son pain avec celui qui a faim […] ce monde que tu vois, qui comprend le domaine des dieux et des hommes, est un : nous sommes les membres d’un grand corps.
La nature nous a créés parents, en nous tirant des mêmes principes et pour les mêmes fins.
Elle a mis en nous un amour mutuel et nous a faits sociables ;
elle a établi le droit et le juste,
elle a décrété que l’auteur du mal serait plus à plaindre que celui qui le souffre […] nous sommes nés pour le bien commun. La société est l’image exacte d’une voûte qui croulerait avec toutes ses pierres, si leur mutuelle résistance n’assurait seule sa solidité. » 1
Quand tu aimes les autres {{username}}, c’est également à toi-même que tu voues ton amour, et aimer c’est aussi tendre vers la sagesse n’est-ce pas ? Car tous faisons partie du même Tout. Les êtres les plus sages que tu connaisses, ces stoïciens dont nous parlons, mais aussi le Dalaï-Lama, Nelson Mandela, Mère Teresa, Mahatma Gandhi, Princess Diana, n’ont-ils pas tous été habités par la même bonté universelle, le même altruisme ?
Quand tu entends leurs paroles apaisées, n’y entends-tu pas au final, au plus profond de la signification des mots, un même et unique message d’amour ?
L’altruisme est un vaste et dense sujet qui dépasse le cadre de notre programme, et je ne m’attarderai aujourd’hui pas d’avantage sur la bienveillance et l’amour de son prochain. Je te laisse sur ces deux citations de Marc Aurèle, et t’encourage, {{username}}, à étudier cette question : l’amour des autres n’est-elle pas la plus morale et noble de toutes les valeurs humaines ?
« […] Enfin, une dernière faculté propre à l’âme raisonnable, c’est d’aimer le prochain, c’est d’être faite pour la vérité et pour le respect. » 2
« Pour les choses que le sort te répartit, sache t’y plier et t’en accommoder ; et quant aux hommes, avec qui tu dois vivre, aime-les ; mais que ce soit en toute sincérité. » 3
Demain, nous revenons à une phrase que tu as entendons probablement des milliers de fois : « arrêtes de te plaindre ». Sous cette phrase simple, l’essence même du stoïcisme.