
<p>Libéré du jugement des autres, tu commences à voir les choses pour ce qu’elles sont.</p>
L’égo.
Dans sa compréhension populaire, l’égo, lorsqu’il est démesuré, nous corrompt.
Nous entendons souvent :
« Avoir beaucoup d’égo »
« Ne pas savoir mettre son égo de côté »
… si les autres n’existaient pas, le mot même existerait-il ? Le mot même aurait-il été inventé ? … inscrit dans un dictionnaire dont la définition aurait été : « L'ego d'une personne est le sentiment qu'elle a de sa propre valeur. Par exemple, si une personne a un ego important, elle pense qu'elle est très importante et qu'elle a de la valeur. » 1
C’est un sujet très profond et je ne m’aventurerai pas là-dedans pour le moment, le sujet est bien trop complexe ; mais ce vers quoi je voulais emmener le propos, est sur la conscience que l’on peut avoir de nous-même, du fait précisément de l’existence des autres.
Il me semble,
que l’égo est largement une construction que l’on se fait de soi-même en relation avec les autres. Ce serait la position de Jean-Paul Sartre et de son existentialisme 2 : notre conscience de soi est souvent un reflet de la façon dont nous sommes perçus et traités par les autres ;
ainsi,
sans les autres,
notre perception de nous-mêmes
serait
radicalement
différente.
Nous en venons donc ici à l’objectif de ce programme :
Si notre perception est altérée par le regard des autres, alors, toi qui cherches la vérité, pourquoi ne pas te débarrasser du regard que les autres portent sur toi ? Te libérer de la sorte du jugement des autres pour te concentrer sur toi-même. Non pas dans une vision égoïste,
mais plutôt, dans la vision du Connais-toi toi-même de Socrates, qui t’invite à te connaître, indépendamment de ce que les autres peuvent penser de toi, et ce afin de comprendre qui tu es vraiment, te permettant ainsi de répondre aux questions qui te guideront vers le bon chemin :
Qu’est-ce que tu aimes ?
Quels sont tes projets ?
Quelles sont tes capacités ? où es-tu bon, moins bon ?
Ces questions-là te permettent d’orienter ta vie selon tes dispositions, et non pas selon ce que les autres attendent de toi.
Entre toi et moi, qu’est-ce qu’on s’en fou de ce que les gens attendent de toi. Ni tes parents, conjoints ou amis ne devraient avoir quelconque influence sur les choix que tu fais. Libéré de leurs jugements et de la pression qu’ils pourraient exercer, toi seul, au fond de toi, sais quels sont les bons choix que tu dois faire.
La philosophie nous dit que l’Homme est malade.
L’Homme est malade parce qu’il ne sait pas. Parce qu’il est ignorant. C’est en te libérant du jugement des autres que tu peux commencer à voir les choses pour ce qu’elles sont ; nues, dans leur état brut et élémentaire.
Dans ce programme, nous allons explorer ensemble {{username}} plusieurs textes concepts autour de cette notion de « se libérer du jugement d’autrui ». Le plus souvent, je m’appuierai sur des textes originaux, stoïciens pour beaucoup, mais je peux m’en écarter parfois, pour aller puiser autre part, que ce soit au sein d’autre traditions spirituelles ou philosophiques, ou bien aller butiner près de la psychologie ; mais toujours avec mes principes stoïciens ancrés au plus profond de moi : tenter d’être une personne juste qui vit en accord avec la nature.
J’espère que ce cours t’apportera ce que tu es venu y chercher ;
c’est un cours organique, non linéaire. Il ne suit pas une progression logique, afin de nous laisser la liberté de vagabonder individuellement, et afin que chacun puisse, à sa façon, regrouper les pièces du puzzle là où elles lui paraissent composer un ensemble cohérent.
Merci d’être là {{username}}.
A bientôt,
mmmarcus.