
Reviens dans ton refuge intérieur et à te rappeler que le trouble ne vient pas des choses, mais du sens que tu leur donnes.
« Il reste donc uniquement à te souvenir que tu peux toujours te réfugier dans cet espace intime qui n’appartient qu’à toi.
Avant tout, évite de t’agiter, de te raidir ;
conserve ta liberté, et regarde les choses avec la détermination
d’un esprit rigoureux,
d’un homme,
d’un citoyen,
d’un être destiné à mourir.
Puis, entre les principes où la réflexion peut s’arrêter le plus souvent, place ces deux-là :
> la première, que les choses ne touchent pas directement notre âme, puisqu’elles sont en dehors d’elle, ne peuvent être modifiées par elle, et que nos troubles ne proviennent uniquement de l’idée personnelle que nous nous en faisons ;
> la seconde, que toutes ces choses que tu vois vont changer dans un instant, et que tout à l’heure elles ne seront plus.
Enfin, rappelle-toi sans cesse tous les changements que tu as pu toi-même observer.
Le monde
n’est qu’une transformation perpétuelle ; la vie n’est qu’une idée et une opinion. »