
Lorsque tu cesses de courir après les applaudissements et que tu ramènes ton regard vers l’intérieur, tu découvres que la vraie valeur se trouve dans la cultivation de ton propre jugement et dans la poursuite de ce qui compte vraiment pour toi.
Je te laisse aujourd’hui méditer sur ce texte de Marc Aurèle, une invitation profonde à réexaminer ce que tu valorises vraiment.
Indice : ce n’est pas dans l’approbation des autres, mais dans la passion que tu mets dans tes occupations
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« Qu’y a-t-il donc au monde qui mérite notre estime ?
Est-ce d’être adulé et applaudi ?
Pas du tout.
Par conséquent, les ovations et les cris d’admiration n’ont guère plus de valeur ; et les acclamations de la foule ne sont rien d’autre qu’un bruit creux.
Ainsi, tu ferais bien de laisser là cette prétendue gloire.
Alors, qu'est-ce qui mérite vraiment ton estime ?
Je te le dis : c’est, à mon sens, d’agir au mieux de ses capacités et de tendre sans cesse d’avantage vers le but que les études les plus assidues et la science nous indiquent. En effet, la science vise principalement à ce que les méthodes que nous utilisons soient les plus appropriées possible pour les objectifs auxquels elles sont destinées. Le vigneron, en prenant soin de sa vigne, le palefrenier en dressant les chevaux, le chasseur en entraînant les chiens, ainsi que les précepteurs et les enseignants en éduquant les enfants, n'ont pas d'autres objectifs que d’exceller chacun dans leur fonction.
C'est cela qui a réellement de la valeur ; et une fois que tu auras maîtrisé cet aspect fondamental, tu accorderas bien peu d'importance au reste.
N'est-ce pas une raison suffisante pour que tu cesses de valoriser tant d'autres choses ? Sans cela, tu ne seras jamais ni libre, ni indépendant, ni maître de tes passions. Il te faudra haïr, jalouser, soupçonner ceux qui sont en mesure de t’enlever ce que tu as ; ou il te faudra combattre ceux qui ont ce que tu désires si ardemment. En un mot, quand on éprouve ces misérables besoins, on en est réduit à vivre dans un trouble profond, et l’on se plaint constamment, même contre les Dieux.
Au contraire, en respectant
et en honorant
la pensée qui est en toi, tu te rendras aimable à tes propres yeux ; tu te mettras en harmonie avec tes compagnons, et en accord avec les Dieux, c’est-à-dire que tu les remercieras de tous leurs dons et de tous leurs décrets. »