C’est un classique :
parce qu’une chose est apparemment adoptée par la foule, alors nous pensons que cette chose doit être bonne.
Nous vivons en imitant les autres, et nous adoptons ainsi des modes de vie qui n'ont qui re recommandable.
Nous avons chez nous des objets parce qu’on voulait faire comme tout le monde : une veste, une veste, le dernier smartphone, une machine à café espresso, et un tapis de yoga...
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« Que de choses dont on ne comprend toute l’inutilité que lorsqu’elles viennent à nous manquer ! On en utilisait, non par besoin, mais simplement parce qu’on les avait. Que d’objets l’on achète, parce que d’autres les ont acheté eux-mêmes, ou parce qu’on les voit chez presque tout le monde !
L’une des causes de nos misères,
c’est que nous vivons d’après autrui, et qu’au lieu d’avoir la raison pour règle de conduite, nous nous contentons de nous conformer aux conventions.
Si peu d'hommes adoptaient une certaine conduite, nous éviterions de les imiter ; mais si cette conduite devenait courante? Comme si le fait qu'elle soit plus fréquente la rendait meilleure et plus belle, on l’adopte ; et l’erreur se pare des vertus de la sagesse, dès qu’elle se transforme en norme. »
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L'erreur, donc, même courante, même transformée en norme, reste une erreur : elle peut se parer des atouts de la sagesse, mais ce n’est qu’un masque, une façade.
Peut-être est-il temps, {{username}}, de te demander : quels sont les objets, les comportements, les modes de vie que tu poursuis simplement parce qu'ils sont « normaux » ? Et si, au lieu de suivre aveuglément, tu choisissais consciemment, guidé par ta propre analyse et non par le simple désir de conformité ?
Sénèque n’est pas là pour te donner toutes les réponses, mais pour t’encourager à chercher les tiennes, en scrutant au-delà des apparences et en te fiant à ta propre raison, en te faisant de moins en moins l’échos des autres, et de plus en plus ta propre voie, originale, guidée par une réflexion personnelle profonde, et authentique.
