
A propos du « connais-toi toi-même. »
Nous allons voir bientôt, dans les cours prochains, les trois règles, les trois disciplines qu’observent les stoïciens. Celles-ci prennent le nom de « disciplines » et orientent le discours stoïcien vers une philosophie encore plus pratique.
Mais avant cela, j’ai envie de te poser une question, ou plutôt que tu te poses une question :
Te connais tu {{username}} ?
Il ne s'agit pas de faire usage la maxime de Socrate « Connais-toi toi-même » 1.
Il s’agit-là de se demander si on peut réellement bien agir sans se connaître.
En effet,
_ Comment peux-tu entreprendre quelque chose si tu ne sais pas ce qui est bon pour toi ?
__ Comment prendre les décisions qui te seront profitables si tu ne te connais pas ?
___ Comment être fidèle à toi même dans tes pensées et tes agissements si tu ne te connais pas ?
____ Comment discerner ce qui est à ta portée de ce qui ne l'est pas si tu ne te connais ?
Prends un moment, de temps à autre pour faire cette introspection, pour comprendre qui tu es vraiment, pour déceler en toi tout ce qui te caractérise en tant que personne. Quelle-sont tes passions, tes envies ? Quelles-sont tes forces et tes faiblesses ? Quelles sont tes valeurs ? Qu’est-ce que tu aimes, et qu’est-ce que tu n’aimes pas ? « L’intelligence qui régit l’univers connaît les conditions où elle opère, les choses qu’elle fait, et la matière sur laquelle elle agit. » nous dit Marc Aurèle 2. Il faut que tu « regarde au dedans de toi ; c’est au dedans qu’est la source du bien, laquelle peut s’épancher à jamais, si tu sais à jamais la creuser et l’approfondir. » 3nous dit-il encore.
Avoir des rêves inatteignables est le meilleur moyen de ne jamais les atteindre.
Prends un moment pour te regarder toi.
Toi.
Ton être.
Cette quête de sagesse peut avoir une application très terre à terre dans ton quotidien. Quand tu te connais bien {{username}}, tu es mieux à même de faire les bons choix :
Décider entre ce qui est bon pour toi et ce qui ne l’est pas,
Identifier ce dont tu es capable, et ce dont tu n’en es pas,
T’instruire de ce que tu sais ne pas connaître.
Identifier et raisonner des passions déraisonnables,
Remettre en question des jugements biaisés.
Quand tu te poses ces questions-là et en y trouves des réponses et corriges ton action ; tu œuvres déjà dans le but d’agir conformément à ta propre nature, ainsi que conformément à la Nature Commune.
Ta démarche n’est donc pas seulement engagée dans un but égocentré, la connaissance de soi,
elle est engagée également dans le but de mieux t’intégrer dans le Tout.
En effet, toute chose appartenant à la Nature Universelle ; lorsque tu te connais mieux, et agis de fait selon ta propre nature, tu agis également selon la Nature Universelle, en **accord avec elle**. Ce qui te mène vers une vie meilleure, car en accord avec celle-ci.