Dans cette lettre qu’il écrit à son ami, Sénèque l’encourage à se consacrer à l'amélioration personnelle à travers l'étude, tout en mettant en garde contre le désir de se distinguer extérieurement par des signes ostentatoires de frugalité ou de négligence, comme le faisait alors certains philosophes ;
et vers la fin du texte, il répond à la questions de son ami :
« "Doit-on donc agir comme tout le monde ? Aucune différence entre nous et la masse ? "
Il y aura bien sûr une grande différence ; ceux qui nous observeront attentivement la percevront clairement.
Si quelqu'un venait à entrer chez nous, que son admiration se porte davantage sur la personne que sur les objets. Il est noble d'utiliser de l'argile comme si c'était de l'argenterie ; et il est tout aussi noble d'utiliser de l'argenterie comme si c'était de l'argile. »
Et conclue en disant :
« Ne pas savoir gérer les richesses sans que cela altère notre caractère révèle une faiblesse de l'âme. »
Mais cette dernière phrase est l’objet d’une autre section.
Ce qui me plait dans ce passage,
ce que met en avant Sénèque, c’est que nous ne devrions pas porter un regard envieux sur les possessions des autres ou sur ce qu’ils ont accompli. La vraie qualité d’une personne s’évalue dans sa manière de vivre, authentique, honnête et humble. Qu’il roule en Lexus ou dans une petite citadine d’occasion n’a pas d’importance pour toi, la seule vraie chose qui compte est la qualité intrinsèque de la personne. Ça fait un peu vieillot mais je te le dis : sa noblesse d’âme, son humilité, sa gentillesse, son altruisme, voilà ce qui est important.
Que celui avec qui tu parles ai amassé toutes ces choses que tu crois toi, manquer,
tu ne dois pas t’en soucier.
